AIMER LA VIE - 2

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Faire ce qu’on aime

1166 Poème de couleurs
1166 Poème de couleurs

Je relis les premières Pages* que j’ai écrites en novembre 1998, il y a bientôt vingt ans, et j’ai l’impression que j’en suis toujours au même point, que j’ai toujours les mêmes blocages par rapport à mon travail créatif, même si le contexte est un peu différent, mais pas tellement au fond. Je n’arrive pas à faire ce que j’aimerais faire. Pourquoi ? J’écoutais hier soir une vidéo de Bentinho Massaro*, Follow your joy or eat a cookie. Ce qu’il faut faire, dans la vie, c’est ce qui nous fait plaisir, ce qui nous enthousiasme, nous excite, nous apporte de la joie, de la béatitude. C’est simple pourtant ! Mais lorsqu’il y a en même temps des blocages ou des peurs, on se trouve des excuses pour faire autre chose, manger un biscuit par exemple, ou ne rien faire du tout, parce qu’on est fatigué, malade, pas très en forme, pas inspiré… Le tout est de s’y mettre, et ensuite de continuer : d’avoir une discipline. Et de renoncer aux activités de remplacement, et surtout à celles que je n’aime pas vraiment faire, que je fais semble-t-il par obligation, par devoir. Bentinho dit qu’il faudrait renoncer à faire tout ce qu’on n’aime pas faire (quitte à le sous-traiter), et ne faire que ce qu’on aime. Ces enseignements m’avaient beaucoup inspiré il y a quelques mois quand j’ai com­mencé à étudier les cours de l’Académie, pourquoi est-ce que je n’arrive plus à les pratiquer ?

Les choses qu’on aime faire sont en principe celles pour lesquelles on est le plus doué, et celles qui sont aussi notre rôle dans cette incarnation, celles qui nous permettent de nous exprimer et de servir ainsi le collectif. Pour moi, il me semble qu’il y en a trois : la peinture, l’écriture et la spiritualité. La peinture et l’écriture, j’en ai très peu fait tout cet hiver, et mon état de santé était une sorte d’excuse. J’ai trouvé ensuite une grande joie dans l’étude des enseignements de Bentinho, et je songeais à y consacrer tout mon temps. C’est ce que j’ai fait ces derniers mois : étudier les cours, écouter des vidéos et traduire les cours en français. J’aime faire ça et je sens que cela me fait du bien. J’ai déjà recommencé depuis quelques jours à écouter des vidéos et à prendre des notes. Il faut que je reprenne la traduction et aussi l’étude des cours, et que j’écrive des résumés et des textes de ma compréhension, afin que je puisse partager ou enseigner ce que j’ai appris. Je pourrais utiliser ces textes pour les mettre sur le blog, ou sur Facebook, et par la suite en faire un livre, car il est important maintenant de diffuser ces enseignements (c’est un autre sujet). Je peux aussi prendre ce que m’inspirent ces enseignements, afin de les exprimer d’une façon non verbale, en continuant dans la voie de mes Plénitudes. Voilà ! Ce n’est pas compliqué, et c’est un tout : j’utilise mes trois talents dans la même direction, dans un but commun. C’est vraiment ce qui m’enthousiasme en ce moment, ce qui m’apporte de la joie, mais encore plus si je passe à l’action que si je ne fais qu’y penser…

Commencer aujourd’hui… et faire chaque jour un peu de chaque chose. Écrire ces Pages et un texte sur un des sujets de Bentinho, peindre, reprendre la traduction, écouter une vidéo (avec ou sans notes, peut-être seulement une liste de sujets à traiter, car saisir ces notes prend du temps et de l’énergie, et est-ce vraiment utile ?), relire une leçon de l’Académie et en faire un résumé, et surtout pratiquer ce que j’apprends ! C’est un rythme à prendre, même si je ne fais pas tout chaque jour. Et si c’est ce que mon Soi supérieur me demande de faire, si je le fais, il va aussi me donner l’énergie et la santé dont j’ai besoin pour le faire. Et les petites tâches pratiques, le bureau, le jardin, la maison, les courses… se feront quand ce sera vraiment nécessaire, mais ne doivent en aucun cas passer en priorité, comme c’est souvent, et presque toujours, le cas. Certaines activités peuvent rester, comme mes pratiques matinales et ma promenade du soir. Plus les repas, que je devrais essayer de réduire de nouveau à deux repas par jours, en attendant de me nourrir de prana et d’avoir ainsi moins besoin de sommeil et plus d’énergie, et en conséquence beaucoup plus de temps pour suivre ma joie. Car la nourriture, comme les biscuits, est souvent une compensation qui remplace l’essentiel !


Pages : une des tâches de la voie de l’artiste (The Artist’s Way, de Julia Cameron) qui consiste à écrire trois pages par jour. À l’époque où je faisais cette pratique, mon Journal était devenu les Pages.

* Bentinho Massaro : maître spirituel de la non-dualité. D’origine hollandaise, il vit et enseigne aux États-Unis.

 

5 juin 2017, Cabrières d’Aigues

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