AIMER LA VIE - 2

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Attendre ou célébrer

1157 Poème de couleurs
1157 Poème de couleurs

Dans les résumés des mots du Spectre* de la conscience que j’ai écrits récemment pour le site Genekeys-experience, il y en a un qui m’a frappé, l’ombre* du 42 : « L’attente – il y a d’abord des choses à mettre en ordre avant de pouvoir être heureux ». Je trouve qu’il me concerne tout à fait ; depuis longtemps, et peut-être encore plus à mesure que je me rapproche de la fin de ma vie. Cela en devient même inquiétant ! Je l’observais en faisant ce site, sur lequel j’ai travaillé à plein temps depuis une semaine : j’avais une grande hâte de le finir, au point d’en oublier l’heure de mes repas. 

Pourtant, je n’ai pas le 42 dans mon thème de Human Design*, mais j’ai le 53, l’autre partie du canal*. Le 53 a tendance à commencer inconsidérément des tas de choses qu’il n’a ensuite plus ni l’envie ni l’énergie de finir. Et c’est le 42 – qui me manque – qui serait capable de les finir. Cela me fait remarquer que les clés génétiques* qui manquent dans notre thème sont souvent plus virulentes que celles qui s’y trouvent. De même pour les centres ouverts : ne nous posent-ils pas plus de problèmes que les centres définis ? Comme le stress du centre racine ouvert, et son besoin de finir rapidement les choses pour en être débarrassé. 

Les deux autres mots du 42 me parlent aussi. Le talent d’abord : « Le détachement – l’amour de la vie permet d’accepter les choses telles qu’elles sont ». Est-ce que j’aime assez la vie pour laisser les choses inachevées, ou ne pas les entreprendre dans l’attente d’une satisfaction, d’un accomplis­sement ou d’une reconnaissance futurs ? Le siddhi est la célébration, mot cher à Éric Baret* et au shivaïsme du Cachemire : « La célébration – la plaisanterie de ce que signifie être humain : mieux vaut en rire ». Je ne ris sans doute pas assez des circonstances de ma vie, même s’il m’arrive sou­vent d’en sourire. 

C’est le 42 que j’ai besoin de contempler en ce moment, et probablement encore pour longtemps, avec tout ce qui me reste à finir et à mettre en ordre. Bien sûr, on peut aussi être heureux en finis­sant les choses, l’accepter avec amour et en rire ! Et c’est vrai que je suis heureux quand je fais un site, que je corrige mon Journal, que je finis un livre ou un tableau… même s’il y a encore une agitation et une hâte inutiles dans ces actions : le besoin de finir rapidement une chose pour pouvoir me consacrer à en finir une autre. 

C’est une course sans fin, jusqu’à la falaise du trépas… le moment, enfin, où je pourrai vraiment éclater de rire !


Spectre de la conscience : fondation du système des Gene Keys développé par Richard Rudd, le Spectre de la conscience révèle que chacun des soixante-quatre aspects de la personnalité humaine (symbolisé par une clé génétique, un hexagramme du Yi Jing ou une porte du Human Design) comporte trois attitudes fondamentales qui correspondent à trois niveaux de conscience : une attitude négative (celle de la victime) : l'ombre ; une attitude positive (celle de l'être en chemin) : le talent ; et une attitude éveillée (celle de l'être accompli qui a transcendé la dualité des deux autres) : le siddhi. Chaque clé génétique comporte six lignes (les six lignes de l’hexagramme du Yi Jing), qui ajoutent leur coloration particulière et déterminent une stratégie spécifique dans la façon de gérer chacun des aspects de notre personnalité.

Human Design : le Human Design est un système complexe de connaissance de soi qui fait appel d’une part aux dernières découvertes de la génétique et de la physique quantique et d’autre part aux anciens enseignements de l’astrologie, du Yi Jing, du système indien des chakras et de l’arbre de vie de la kabbale. Pour plus de détails : https://human-design-en-francais.simdif.com.

Canal, centre, porte : dans le Human Design, notre code génétique (notre design) est représenté par un graphique, le schéma corporel, qui est une image symbolique de ce que nous sommes vraiment. Il comporte neuf centres, qui correspondent à nos chakras. Chaque centre compte un certain nombre de portes qui sont reliées deux à deux par des canaux qui raccordent les centres entre eux. Chaque porte (ou clé génétique) représente un domaine particulier de notre personnalité, et chaque canal un aspect particulier de notre fonctionnement humain. Lorsque les deux portes, appelées harmoniques, qui sont situées à chaque extrémité d’un même canal sont activées, ce canal, ainsi que les deux centres qu’il connecte, sont définis et apparaissent en couleur sur le schéma corporel. Les centres définis sont bien structurés, et fonctionnent en permanence d’une manière prévisible et fiable. Les centres non définis (ou ouverts), blancs sur le schéma corporel, sont nos ouvertures aux conditionnements de notre environnement et à nos relations avec autrui.

Baret (Éric) (né en 1953) : disciple de Jean Klein, Éric Baret enseigne le shivaïsme tantrique du Cachemire. Il est devenu mon principal maître spirituel depuis notre rencontre en 2002. 

 

13 novembre 2015, Chiang Mai

Site créé par Pierre Wittmann